Le Carmel de Vinça
Voir chariot
{{globalCartText}}
Nous Soutenir

Conférences

 

La signification du cierge pascal

IMG_1294Copier-6076f3a7219b1.jpeg
Le cierge pascal de Pâques 2021 entièrement réalisé en cire d'abeille par une artiste de Baillestavy

 

Le Cierge pascal représente le Christ, tout particulièrement le Christ ressuscité lorsqu’il est solennellement allumé par le prêtre dans nos églises, au cours de la Vigile pascale (célébration de la Nuit de Pâques. Pour tous les Chrétiens baptisés il brille dans cette Nuit sainte comme le Christ Seigneur, Lumière et Vie.

« Le cierge est une lumière qui vit en vertu du sacrifice, qui illumine en se consumant lui-même. Il représente d’une façon merveilleuse le mystère pascal du Christ qui se donne lui-même et ainsi donne une grande lumière. Le Christ est la flamme qui brûle le mal, transformant ainsi le monde et nous-mêmes, et il est en même temps la lumière dans laquelle se rencontrent la chaleur et la bonté de Dieu » (Pape Benoît XVI).

Il rappelle aussi la colonne de feu qui guida les Hébreux au travers de la Mer rouge, lors de la première Pâque.

Comme le Christ est unique, le Cierge pascal est unique, et chaque année, avant de l’allumer dans la Nuit, le prêtre grave dans sa cire une croix, l’alpha et l’oméga (1ère et dernière lettre de l’alphabet grec), et les quatre chiffres de l’année en cours. A sa grande lumière, nous allumons tous nos petits cierges.

Cette année, grâce à Dominique et à nos bienfaiteurs, nous aurons au carmel de Vinça, un cierge en pure cire d’abeille. Le symbolisme atteindra un maximum d’intensité. En effet, grâce à la cire : œuvre du travail des abeilles à partir de fleurs parfumées, il met en œuvre toute la création. Et l’œuvre des abeilles, n’est-ce pas l’image de l’Eglise : la communauté des fidèles, la communauté de la Lumière ?

Pendant tout le temps pascal, c’est-à-dire de Pâques à Pentecôte, le Cierge pascal brille près de l’autel à chaque Messe, symbolisant la présence du Christ ressuscité au milieu de son peuple, anticipation de la joie éternelle, annonce de notre propre résurrection. C’est à ce titre là qu’il brillera à nouveau auprès de notre cercueil, signe de notre espérance de passer nous-mêmes, par le Christ, de la mort à la vie, de l’obscurité à la lumière, du temps à l’éternité.

 

 

 

Comment la prière nourrit-elle le service ?

Donné par une sœur aux lycéens à l’occasion du pélé VTT dans le Conflent, août 2020

 

Introduction

Deux défis que représente cette « conférence » : d’abord nous ne sommes pas habituées à en donner, c’est le moins que l’on puisse dire, et ce n’est tout simplement pas notre vocation. Alors ce sera quelques réflexions mises bout-à-bout.

Ensuite, l’association prière-service, avouons que spontanément, on ne la fait pas. Le commun des mortels, j’imagine, oppose plutôt a priori ces deux termes.

Et pourtant, en s’arrêtant un peu… ici-bas, peut-être que toute notre vie chrétienne repose sur cette articulation : comment la prière nourrit-elle le service, comment notre prière nourrit-elle notre service.

 

1.  La prière 

Il faut avouer que si on ne relie pas spontanément (et même si on oppose systématiquement pour certains) la prière au service cela vient peut-être d’une conception erronée de la prière, qui serait une sorte d’évasion de la vie quotidienne, de ses soucis et de ces tracas, la montée vers quelque nirvana…Justement, à propos de nirvana, dans toutes les religions, on prie. Mais nous restons ici dans le domaine chrétien, d’ailleurs je ne suis pas d’attaque pour parler de religions que je ne connais pas.

 

 1-Définition de la prière chrétienne :

Catéchisme de l'Eglise Catholique (CEC) 2559 et suivants : «  La prière est l’élévation de l’âme vers Dieu ou la demande à Dieu des biens convenables » St Jean Damascène. On citait souvent autrefois la première partie de l’assertion : la prière est l’élévation de l’âme vers Dieu.

CEC 2564 : " La prière chrétienne est une relation d’alliance entre Dieu et l’homme dans le Christ. Elle est action de Dieu et de l’homme, elle jaillit de l’Esprit Saint et de nous, toute dirigée vers le Père, en union avec la volonté humaine du Fils de Dieu fait homme »

Le missel du Barroux garde la définition traditionnelle qu’il complète heureusement et simplement : " La prière est l’élévation de l’âme vers Dieu, c’est tourner son cœur vers Lui pour entrer dans une relation d’amitié vivante et personnelle ; car celui qui prie sait que Dieu existe, qu’Il est là près de lui, en lui."

Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus (Manuscrit C) : « Pour moi, la prière, c’est un élan du cœur, c’est un simple regard jeté vers le Ciel, c’est un cri de reconnaissance et d’amour au sein de l’épreuve comme au sein de la joie »

Sainte Thérèse de Jésus d’Avila (Vie, ch 8) : «  l’oraison mentale (pour les besoins de la cause traduite par « la prière ») n’est à mon avis qu’un commerce d’amitié où l’on s’entretient souvent, seul à seul, avec ce Dieu dont on se sait aimé » Notez au passage combien cette définition a influencé le CEC et Le Missel du Barroux

Pour la première définition, celle qui demeure traditionnelle " la prière est l’élévation de l’âme vers Dieu ", elle a le tort, à notre époque, de rester floue : quel est ce Dieu ? Ce peut être tout autre chose que le Dieu de Jésus Christ dans une culture post chrétienne. Mais aussi le terme élévation peut suggérer une démarche assez fumeuse. Quant à la demande des « biens convenables », si tant est qu’elle soit mentionnée… avant de comprendre que « convenables » veut dire « qui conviennent ». Bref, nous laissons de côté..

La prière est un élan du cœur…oui, mais de là à l’assimiler à une attitude spontanée dès le départ. Donc je m’attacherai à la définition de notre Mère Sainte Thérèse de Jésus comme la plus complète et la plus incarnée !

La prière chrétienne se vit dans le Christ. C’est une lapalissade mais mieux vaut le répéter. On ne peut s’adresser au Père que par le Christ, et dans l’Esprit. Sinon le Christ ne se serait pas dérangé.

Et la prière chrétienne est union à la prière du Christ (combien de fois, surtout dans l’Evangile selon saint Luc, on nous montre le Christ en prière), elle est union aux sentiments du Christ, aux actions du Christ. 

 

2-La Vie du Christ contemplée et imitée

Contemplée :On ne peut pas prier souvent et longtemps, sans considérer la vie du Christ. Quel est l’ami dont on ne chercherait pas à connaître la vie, les goûts, le caractère. Et qu’y voit-on dans cette vie du Christ qui se reflète prioritairement dans les Evangiles ? Le Christ qui enseigne, qui guérit (pour ceux qui sont malades, estropiés…quel service, Seigneur !), qui nourrit aussi (la multiplication des pains, largement développée). A Cana, de l’eau Il fait du vin, rendant par là un fier service à ces pauvres mariés et à tous les invités ! Et s’Il ne fait pas la cuisine, à Capharnaüm Il guérit la belle–mère de Pierre pour faire le service .A la fin de l’Evangile selon saint Jean, lors de sa toute dernière apparition au bord du lac de Tibériade, quand les apôtres-pêcheurs se rendent à terre " Ils aperçoivent, disposé là, un feu de braise, avec du poisson dessus, et du pain." Jésus ne les attend pas les mains vides. 

Mais surtout, au seuil de Sa Passion, le lavement des pieds : " Il se lève de table, dépose ses vêtements, et prenant un linge il s’en ceignit. Puis il met de l’eau dans un bassin et il commença à laver les pieds des disciples et à les essuyer avec le linge dont il était ceint." (Jn 13,3-5) N’avait-Il pas clairement dit à ses apôtres, suite à la demande intéressée de Madame Zébédée : " C’est ainsi que le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir et donner sa vie en rançon pour la multitude. "

Déjà dans Son enfance, Il était soumis à Marie et à Joseph, Lui, le fils de David…mais aussi du charpentier !

Jésus est le Serviteur du Seigneur annoncé dans les quatre chants du prophète Isaïe :

42,1 " Voici mon serviteur que je soutiens, mon élu en qui j’ai mis toute ma joie »

49,1-6 « Maintenant le Seigneur parle, lui qui m’a formé dès le sein maternel pour que je sois son serviteur, que je lui ramène Jacob et que je lui rassemble Israël »

50,4-9 »Le Seigneur Dieu m’a ouvert l’oreille, et moi je ne me suis pas révolté, je ne me suis pas dérobé. J’ai présenté mon dos à ceux qui me frappaient… »

Et surtout, 52,13-53 53,12 : "Devant Dieu, le serviteur a poussé comme une plante chétive…homme de douleurs, familier de la souffrance…. » lu bien sûr le Vendredi Saint.

La vie du Christ n’est qu’un grand service, jusqu’à Sa Passion et Résurrection, et la Mère du Seigneur se définit d’ailleurs elle-même comme la servante du Seigneur au moment où le Fils de Dieu prend chair en elle. Là c’est le moment de reprendre tout l’hymne aux Philippiens  (2,5-11) mais ce serait trop long et puis cela dépasse mes capacités, et les limites de ce petit entretien.

La Mère du Seigneur, il y aurait beaucoup à en dire, car humainement, c’est elle qui a éduqué son Fils. C’est elle qui, à Cana, l’a éveillé à la fois aux désirs bien terre-à-terre des hommes et à cette exquise charité qui va « au-delà », « au-devant » de la demande.

 

Imitée : le Seigneur Jésus a souvent mis en garde contre une prière qui ne serait que des lèvres : » ce n’est pas en disant »Seigneur, Seigneur » que l’on entrera dans le Royaume de Dieu, mais c’est en faisant la volonté de mon Père qui est dans les Cieux ». Et cette fameuse volonté de Dieu, c’est bien le service, celui que nous a montré le Christ, celui qui nous assure la béatitude éternelle, en plus (et en même temps, car la volonté de Dieu, c’est que tous les hommes soient sauvés !) C’est ici le moment de reprendre dans MT 25,31-46, la grande fresque du Jugement dernier, au tympan de tant de nos cathédrales »Car j’avais faim et vous n’avez donné à manger…

J’ai eu soit et vous m’avez donné à boire…vous m’avez accueilli, vêtu, visité… »

La prière, la prière chrétienne « bien faite » doit donc « naturellement » conduire au service…

 

2. Le service

 On comprend ainsi que si l’on prie dans toutes les religions, et donc aussi dans la religion chrétienne ! On retient surtout du christianisme, ce qui fausse un peu la perspective, la partie émergée de l’iceberg, c’est-à-dire toute la partie service, charité, miséricorde, dans l’éducation, le soin des malades…, dans laquelle, oui, sans doute il est passé maître .Et on a tendance à oublier cette partie cachée, et bien cachée (car on n’étale pas trop la prière sur nos places publiques, surtout depuis quelques décennies), qui soutient tout l’équilibre.

Le Christ s’est fait homme et nous envoie donc, Lui, le Serviteur, servir notre prochain qui est un autre Lui-même.

 

1-Le service du prochain

La prière nourrit tellement bien le service que tous les grands héros de la charité (Mère Teresa, saint Vincent de Paul, sainte Catherine Labouré…) ont été de grands priants, et que tous les grands contemplatifs ont réalisé des œuvres extérieures étonnantes au service de l’Eglise, c’est-à-dire concrètement de leurs frères (sainte Thérèse d’Avila et saint Jean de la Croix sur les routes brûlées de soleil ou gelées de froid d’Espagne, sainte Thérèse le l’Enfant Jésus et sainte Thérèse-Marguerite du Sacré-Coeur dans une vie plus cachée mais non moins héroïque de charité fraternelle envers leurs sœurs malades du corps ou de l’esprit..

Parce qu’il faut l’avouer, le service d’autrui, de loin, quel panache…Mais quand on est dans la mêlée, il demande de l’abnégation, du courage, de la persévérance. Toutes choses qui ne sont pas très à la mode aujourd’hui, si tant est qu’elles l’aient jamais été. Le propre de service, c’est qu’il faut recommencer tous les jours, que la reconnaissance n’est pas toujours au bout de l’effort, ni le succès, du moins apparent, non plus. Gaffes, accidents, imprévus se mettent parfois en travers de vos belles organisations, si encore vous pouvez organiser quelque chose… " Ce n’est pas toujours avec ces transports d’allégresse que j’ai pratiqué la charité » glisse sainte Thérèse de l’Enfant Jésus. Si tout cet effort de service n’est pas soutenu par une vie de prière, de contemplation du Seigneur et Serviteur Jésus, ce peut-être l’abandon, le burn-out, ou le raidissement, la routine, un service qui vire plus à l’esclavage qu’au service filial et fraternel.

 

2-Le service du Seigneur

Si la prière nourrit le service, il y a aussi une prière qui est un service, c’est la prière de louange et d’adoration. Service de Seigneur qui est en fait service de l’homme, car en un certain sens le Seigneur n’a pas besoin de nous, Il a ses anges pour L’adorer. Car c’est l’homme que le service du Seigneur grandit : l’homme n’est jamais pleinement homme que par sa capacité d’émerveillement. Avez-vous jamais vu un chat contempler un coucher de soleil ? Ce qu’il regarde, c’est la souris dans l’ombre d’un buisson. Et comme il faut convenir que cette prière de louange n’est pas tellement répandue chez nos contemporains, il rend service et honneur à l’humanité, celui qui chante la gloire de Dieu, gratuitement. Il y a même des personnes pour y vouer leur vie, ce sont les moines et les moniales.

Il y a une autre forme de prière qui se situe entre le pur service du Seigneur (mais cette expression n’est pas très juste) et celui du prochain : c’est la prière d’intercession. Nous prions Dieu pour les besoins de notre prochain. Elle nous a été rappelée à nous, moniales, par le Pape François. Le prochain ne peut rien savoir de notre prière pour lui. Mais au Ciel, quand chacun verra ce dont il est redevable aux autres, et en particulier à la prière des autres…Si vous voulez vraiment rendre service à vos amis (et mieux encore à vos ennemis, si vous en avez), priez pour eux !

 

Conclusion : Marthe et Marie réconciliées

La prière conduit à l’amour et le nourrit, et l’amour « rend service »( I Co, 13, 5 « l’hymne à l’amour »)

On a commencé à le percevoir. Prière et service s’interpénètrent, l’un renvoie à l’autre et vice versa. Les grands priants sont des actifs efficaces et les grands actifs-apostoliques sont en fait enracinés dans la prière. Pas si facile que cela de classer son monde. Ce qui est sûr c’est qu’un agité n’est pas forcément un actif et qu’un indolent est rarement un contemplatif éminent !

Pour sainte Thérèse d’Avila, grande « maitresse d’oraison », Docteur de l’Eglise, elle parle finalement plus souvent de Marthe que de Marie. Au sommet de la vie spirituelle, dans les 7èmes Demeures, ch4, elle nous avertit : " Que nos désirs et notre oraison n’aillent pas à jouir, mais à prendre des forces pour servir Dieu » (la prière nourrit le service !)

« il faut que Marthe et Marie se joignent ensemble ! »

Ch 3 : " Sa seule préoccupation (de l’âme parvenue aux 7èmes Demeures) est de Lui plaire toujours davantage, de trouver des occasions, des moyens pour Lui témoigner son amour. C’est là mes filles le but de l’oraison et ce mariage spirituel est destiné à produire continuellement des œuvres. Les œuvres, voilà, je le répète, la véritable marque qu’il y a opération de Dieu et don de Sa main…elles ont une telle soif de Le servir, de Lui faire donner des louanges, de travailler…leur béatitude, elles la trouvent à venir en aide au Crucifié. »

Bien entendu, pour des moniales, travailler, produire des œuvres, ce n’est pas courir sur les places et les plages pour évangéliser, mais c’est offrir sa prière et sa vie pour ceux qui le font. Et pour vérifier cela, vous seriez étonnés de voir quelle somme de travail, de dévouement bien concret, de sacrifices, une carmélite met en œuvre pour sa communauté, pour ses sœurs. Vous me direz : ça reste en communauté, que faites-vous des grands drames du monde ? Eh bien justement, Sainte Thérèse répond, tout à la fin du chemin spirituel : " Ne visez pas à faire du bien au monde entier, contentez-vous d’en faire aux personnes dans la société desquelles vous vivez. Cette œuvre sera d’autant plus méritoire que vous êtes plus obligées de l’accomplir… »

« Le Seigneur regarde moins la grandeur de nos œuvres que l’amour avec lequel nous les accomplissons. »

Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus avoue avoir découvert la charité les derniers mois de sa vie (Ms C) : «  Cette année…le bon Dieu m’a fait la grâce de comprendre ce que c’est que la charité, avant je le comprenais, il est vrai, mais d’une manière imparfaite, je n’avais pas approfondi cette parole de Jésus : «  le second commandement est semblable au premier : tu aimeras ton prochain comme toi-même ». Je m’appliquais surtout à aimer Dieu et c’est en L’aimant que j’ai compris qu’il ne fallait pas que mon amour se traduise seulement par des paroles, car «  ce ne sont pas ceux qui disent Seigneur, Seigneur ! qui entreront dans le royaume des Cieux, mais ceux qui font la volonté de Dieu. ». Cette volonté, Jésus l’a fait connaître plusieurs fois, je devrais dire presque à chaque page de son Evangile, mais à la dernière cène, lorsqu’Il sait que le cœur de ses disciples brûle d’un plus grand amour pour Lui qui vient de se donner à eux dans l’ineffable mystère de son Eucharistie… »Je vous fais un commandement nouveau…comme je vous ai aimés, que vous vous aimiez les uns les autres. » 

« Oui, je le sens, lorsque je suis charitable, c’est Jésus seul qui agit en moi ; plus je suis unie à Lui, plus aussi j’aime toutes mes sœurs »

Et l’amour du prochain, pour des êtres incarnés, c’est le service du prochain proche… Point n’est besoin d’aller à Calcutta à grands frais pour notre bourse et notre planète, il y a des petits vieux et des maisons de retraite tout près de chez nous, sur notre palier et dans nos familles et communautés. Ce qui n’empêche pas de prier pour les pauvres de Calcutta et d’admirer les Missionnaires de la Charité…qui seraient plus heureuses d’être imitées, d’ailleurs, même avec nos pauvres moyens et chez nous, qu’admirées…et rien de plus.

« Il suffit d’aimer », oui, mais pour cela il faut toute une vie de prière avec ses efforts, ses combats, ses grâces et ses chutes pour passer d’une vie centrée sur soi (même dans un milieu très chrétien comme celui où ont évolué nos deux Thérèse à une vie qui, dans le Christ, s’ouvre aux autres, à tous les autres et bien concrètement à celui qui, en ce moment, est à mes côtés. D’autant que le bien que je fais ici et maintenant à des retentissements à l’autre bout du monde et pour l’éternité.

 

PROCHAINEMENT

 

 

Chroniques du Carmel

Chroniques de l'année 2020

2020 commence avec l’élection de la Reine de l’année, sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, pour l’Epiphanie. Nous en sommes toutes très heureuses ! mais loin d’imaginer toutes les surprises que notre grande sœur partagera avec nous au long des mois. En voici un petit diaporama :

> Voir toutes les chroniques